GestiBar n'a pas été créé dans un bureau par des gens qui n'ont jamais mis les pieds derrière un bar. Il a été créé par quelqu'un qui a fait les fermetures, compté les bouteilles à minuit passé, et raté des commandes SAQ parce qu'il avait oublié de noter ce qui manquait.

Pas un logiciel créé par des gens qui n'ont jamais travaillé dans la restauration

Il y a beaucoup de logiciels de gestion de bar sur le marché. La plupart ont été conçus par des équipes de développeurs qui ont lu des articles sur la restauration, qui ont fait des entrevues avec des gérants, et qui ont ensuite construit ce qu'ils pensaient que l'industrie avait besoin.

GestiBar, c'est différent. Avant de toucher à une seule ligne de code, j'ai passé 15 ans dans les cuisines, les salles et les bars du Québec. J'ai vécu de l'intérieur les problèmes que ce logiciel tente de résoudre. Chaque fonctionnalité de GestiBar vient d'une douleur réelle que j'ai moi-même ressentie.

"J'avais le problème depuis 15 ans. J'avais enfin les outils pour le résoudre."

15 ans dans tous les milieux de la restauration au Québec

Quand je dis "tous les milieux", je le pense vraiment. Ce n'est pas 15 ans dans le même type d'établissement. C'est 15 ans à traverser des environnements radicalement différents, chacun avec ses propres défis, ses propres standards, et sa propre façon de briser quelqu'un qui n'est pas préparé.

Haut de gamme & gastronomique

Le restaurant gastronomique, c'est une école de rigueur absolue. Chaque bouteille de vin compte. Les pertes ne sont pas acceptées — elles sont analysées. Le service est une chorégraphie millimétrée, et l'inventaire doit être aussi précis que la cuisine. J'ai appris là que la gestion des stocks n'est pas une option : c'est la survie d'un établissement. Un écart de 2 % sur une cave à vin haut de gamme, c'est des milliers de dollars qui disparaissent.

Brasserie

La brasserie, c'est le volume. Des centaines de couverts par soir, des dizaines de bières en fût, des rotations de stock qui n'attendent pas. J'ai appris à gérer la foule, à anticiper les ruptures, à commander juste ce qu'il faut sans tomber en manque un vendredi soir à 22h. C'est ici que j'ai réalisé que les systèmes font toute la différence — sans système, tu cours après les problèmes au lieu de les prévenir.

Fast food

Le fast food m'a appris une chose que peu de gens associent à la restauration : les systèmes et la rapidité d'exécution. Tout est mesuré, chronométré, standardisé. Les coûts sont calculés au centième. C'est brutal, mais ça forme une discipline de gestion que j'ai ensuite transportée partout où je suis allé. La traçabilité n'est pas un luxe — c'est une nécessité.

Hôtellerie

Dans un hôtel, la restauration prend plusieurs visages en même temps : le bar du lobby, le restaurant, les banquets, le room service. J'ai géré des événements de 500 personnes où un oubli dans la commande SAQ devenait une catastrophe publique. L'hôtellerie m'a appris la planification à long terme et la coordination de stocks entre plusieurs points de service. Rien n'est laissé au hasard quand tu as un mariage de 300 personnes le samedi.

Night club

Le night club, c'est l'épreuve ultime de la gestion de stock en temps réel. Le rush du vendredi soir, c'est 300 personnes qui commandent en même temps, des barmans qui pioient dans plusieurs flacons simultanément, et toi derrière qui dois savoir en temps réel ce qu'il reste. J'ai connu des fins de soirée à compter les bouteilles vides à 3h du matin, à essayer de reconstituer ce qui s'était passé. J'ai aussi connu le sentiment de panique quand un produit vedette tombe à zéro un samedi soir à minuit.

Ce que ces 15 ans m'ont vraiment appris

Au-delà des anecdotes, ces 15 années m'ont enseigné quelque chose de fondamental : la douleur réelle de la mauvaise gestion de bar n'est pas spectaculaire. Elle est silencieuse. Elle s'accumule.

La douleur de l'inventaire manuel

Faire l'inventaire à la main, c'est des heures perdues chaque semaine. Un bloc-notes, un crayon, des chiffres griffonnés, une retranscription dans un tableau Excel le lendemain matin. Et au bout du compte, des données qui sont déjà vieilles d'une journée avant même d'être utilisées. J'ai passé des centaines d'heures de ma vie à faire exactement ça.

Les pertes invisibles

Les pertes visibles, tout le monde les voit : un verre brisé, une bouteille renversée. Les pertes invisibles, c'est beaucoup plus traître. Un barman qui verse un peu trop généreusement. Des bouteilles mal comptées à la réception. Un produit qui disparaît sans explication. Sans système de suivi rigoureux, ces pertes s'accumulent semaine après semaine et peuvent représenter 5, 10, parfois 15 % du coût des boissons. J'ai vu des bars fermer pour moins que ça.

Les commandes SAQ ratées

Au Québec, la réalité SAQ est unique en Amérique du Nord. Les délais de livraison, les produits en rupture de stock, les fenêtres de commande — tout ça demande une organisation que la plupart des logiciels génériques ne comprennent tout simplement pas. J'ai raté des commandes SAQ parce que je n'avais pas une vue claire de mes niveaux de stock. J'ai commandé trop de certains produits et pas assez d'autres. Ces erreurs coûtent de l'argent, et elles coûtent du stress.

"Un bar mal géré, ce n'est pas un problème de personnel. C'est un problème de systèmes. Les bons systèmes font les bonnes habitudes."

La reconversion : pourquoi et comment

La restauration, c'est un milieu qui use. Les horaires, la pression, les nuits, les weekends. Après 15 ans, j'avais besoin d'un changement — pas parce que je n'aimais plus ce milieu, mais parce que je voulais y apporter quelque chose de nouveau.

J'ai commencé à apprendre le développement web de façon autodidacte, puis structurée. Ce qui m'a frappé dès le début, c'est à quel point le milieu du développement me rappelait certains aspects de la restauration haut de gamme : la précision, l'attention aux détails, le fait que chaque erreur compte, la satisfaction d'un travail propre. La logique de la programmation rejoint quelque chose que j'avais développé en cuisine.

La transition n'a pas été facile. Apprendre à coder après des années sur le terrain, c'est un défi qui demande une humilité que la restauration m'avait heureusement apprise. Tu n'as pas peur de recommencer à zéro quand tu as déjà tout appris à partir de zéro une fois.

La naissance de GestiBar

L'idée de GestiBar n'est pas venue d'une analyse de marché ou d'une étude de faisabilité. Elle est venue d'une frustration que je portais depuis des années.

Au cours de ma reconversion, j'ai cherché des logiciels de gestion de bar adaptés à la réalité québécoise. Ce que j'ai trouvé, c'est soit des outils trop complexes conçus pour de grandes chaînes, soit des outils trop simples qui ne géraient pas les spécificités locales comme la SAQ, soit des solutions anglophones qui ignoraient complètement le contexte québécois.

J'avais le problème depuis 15 ans. J'avais enfin les outils pour le résoudre.

GestiBar a été construit fonctionnalité par fonctionnalité, en partant de ce qui manquait vraiment dans les bars où j'avais travaillé. L'inventaire en temps réel parce que j'avais compté des bouteilles à la main trop longtemps. La gestion des réceptions SAQ parce que j'avais raté trop de commandes. Les recettes de cocktails parce que le coût par verre devrait être calculé automatiquement, pas au doigt mouillé.

Chaque décision de conception dans GestiBar a été validée par une vraie douleur terrain — pas par une hypothèse sur ce que les gérants de bar pourraient peut-être vouloir.

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Mon travail de développement web

GestiBar est mon projet personnel — celui qui me tient le plus à cœur parce qu'il vient directement de mon expérience. Mais c'est aussi une vitrine de ce que je sais faire en développement web.

Si vous êtes un restaurateur, un gérant de bar ou un entrepreneur qui cherche un développeur web qui comprend réellement les défis de votre industrie, je serais ravi d'en discuter avec vous.

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